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Ida Nudle, l'ange gardien des prisonniers de Sion n'est plus


Ida Nudel est décédée le 14 septembre dernier.

Avec sa disparition, Israël a perdu une autre militante sioniste légendaire qui était également présente dans l'histoire de la WIZO.

Lorsque Ida Nudel était “prisonnière de Sion“ en Sibérie, les femmes de la WIZO se sont mobilisées pour la faire venir en Israël.


La présidente d'alors, Raya Jaglom, qui dirigeait la délégation de la WIZO en URSS au-delà du rideau de fer, a créé un mouvement appelé I WIN - Israeli Women for Ida Nudel - qui a exercé une forte pression internationale pour obtenir sa libération.

Ida Nudel a immigré en Israël en 1987 et a eu le privilège de vivre jusqu'à l'âge de 90 ans.

La WIZO chérit sa mémoire et prie pour que son âme soit liée par les liens de la vie éternelle.



Le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que l'histoire de la vie d'Ida Nudel, qui "a suscité l'intérêt et la sympathie du monde entier, était l'histoire des olim [immigrants] et de tout le peuple juif - la nostalgie de Sion, l'amour de la terre et la lutte pour venir en Israël à n'importe quel prix."

Nudel est née en 1931 près de Moscou. Elle a souvent déclaré qu'elle a souffert d'antisémitisme dans son enfance. Son père, un soldat de l'Armée rouge, a été tué pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa mère est morte en 1971.

Cette même année, sa sœur et sa famille sont autorisées à émigrer, mais Ida se voit refuser l'autorisation de sortie d'URSS sous prétexte qu'elle avait “connaissance de secrets d'État“. Elle travaillait alors comme comptable pour l'Institut de microbiologie de Moscou.


Renvoyée de son emploi, elle devient extrêmement active dans le mouvement d'émigration juive où elle est connue sous le nom de "l'ange gardien", parce qu'elle s'occupait des prisonniers juifs et de leurs familles. Par le biais de manifestations, de correspondance et de rencontres avec des étrangers en visite à Moscou, elle attire l'attention du public sur le sort de ces prisonniers.

Arrêtée à plusieurs reprises, elle est assignée à résidence, fréquemment harcelée et victime de violences physiques.

En 1978, elle accroche sur le balcon de son appartement une banderole sur laquelle on peut lire "KGB - DONNEZ-MOI MON VISA DE SORTIE" et est condamnée à la suite de cela à quatre ans d'exil en Sibérie pour “hooliganisme délibéré“. Là, elle subit de grandes privations. Après sa libération en 1982, on lui refuse le droit de vivre dans une grande ville. Elle est alors obligée de déménager d'un endroit à l'autre.

Militante, elle se bat pour les Juifs qui ont été arrêtés en raison de leur activité sioniste ou de leur désir de vivre en Israël. Elle correspond avec eux, leur envoie de la nourriture, des médicaments et des livres... Elle adresse des pétitions en faveur de leur cause aux autorités et organise des manifestations et des rencontres avec des visiteurs étrangers en Russie, afin de braquer les projecteurs sur l'attitude des autorités russes à l'égard des Juifs

Sa lutte acharnée pour permettre aux Juifs russes de venir en Israël a fait d'elle un symbole, une icône. En Occident, elle est connue sous le nom de "l'ange des prisonniers de Sion".

En Israël, elle est considérée "l'une des plus grandes héroïnes juives de notre génération".




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